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Mobilisation du CNEI pour la revalorisation du financement au poste d'insertion PDF Imprimer Envoyer
Publié le 13/07/2010
Depuis juin, le réseau CNEI mobilise ses adhérents à l'heure où se négocie le budget de l'Etat pour 2011. Le CNEI demande la revalorisation du financement au poste d'insertion en préfiguration de la réforme des nouvelles modalités de financement qui devrait intervenir début 2012 et demande davantage de souplesse dans la gestion des postes d'insertion.

 

Après une première campagne d'alerte auprès du Ministre et d'une cinquantaine de députés à l'automne dernier dans le cadre des discussions sur la loi de finances pour 2010, le Comité National des Entreprises d'Insertion (CNEI) est passé à la vitesse supérieure depuis juin en mobilisant l'ensemble de ses adhérents.

Aujourd'hui prêt de 300 EI/ETTI se sont mobilisées, plus de 1 300 courriers envoyés aux députés et sénateurs, aux  Préfets de département, au Secrétaire d'Etat chargé de l'emploi et  au Président du Conseil National de l'Insertion par l'Activité Economique. Une soixantaine de questions écrites ont été posées au Gouvernement par le biais des députés et sénateurs sollicités par les adhérents du CNEI.

Concrètement, les EI demandent aujourd'hui une augmentation de l'aide au poste de 9.681€ à 12.500€ dans l'attente de la réforme des financements des SIAE qui devrait intervenir en 2012. Il s'agit pour le budget 2011 d'un accroissement de 42M€ du budget leur étant alloué (pour les 15000 postes ouverts). Une très faible somme au regard des moyens consentis à la politique de l’emploi…

En effet, ces entreprises reçoivent pour l’accueil de salariés en insertion une aide limitée de l’Etat qui n’a pas été réévaluée depuis 10 ans et ne couvre plus le surcoût d'encadrement et l'écart de productivité lié au recrutement de publics peu expérimentés.  La stagnation de l’aide au poste depuis 2000 menace la pérennité des EI.

Si l'aide au poste n'est pas revalorisée, les entreprises d'insertion n'auront plus d'autre choix que d'abandonner leur projet social, alors même que ce modèle offre un rapport efficacité/coût extrêmement rentable pour la collectivité.

 

Les Entreprises d'insertion en quelques chiffres :
Il existe plus de 1000 entreprises d’insertion en France (plus de la moitié adhère au CNEI).
Les EI représentent un chiffre d’affaires de près d'1 milliard d’euros.
La masse salariale distribuée est de 730M€ et elles paient 30M€ d'impôts.
Chaque année, 25.000 à 30.000 personnes occupent l'un des 15.000 postes d'insertion (temps moyen d'occupation d'un poste de 6 à 18 mois).
Les entreprises d'insertion emploient au total (permanents et postes d'insertion) plus de 60.000 salariés.
Un salarié sur deux sortants d’une EI est en situation d’emploi (CDD, CDI, structure d'insertion ou formation qualifiante).

 

  • Source : CNEI, dossier de presse, juin 2010