| Réforme des financements de l'IAE : les réseaux nationaux demandent des mesures transitoires |
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| Publié le 27/05/2010 | |||
Devant les premiers résultats de l'expérimentation sur la réforme des financements de l'insertion par l'activité économique jugés peu concluants, les réseaux nationaux de l'IAE demandent un rendez-vous auprès du Secrétaire d'Etat chargé de l'emploi pour évoquer leurs propositions : renforcer l'expérimentation et prendre des mesures provisoires d'appui financier.
Dans un courrier adressé le 19 mai à Laurent Waukiez, Secrétaire d'Etat chargé de l'emploi, les réseaux de l'insertion par l'activité économique (COORACE, CNEI, CHANTIER école, FNARS) sollicitent un rendez-vous pour faire part de leurs propositions. En effet, les premiers résultats de l'expérimentation démarrée en début d'année dans des SIAE volontaires de 4 départements (voir actualité du 3 février) ont été présentés en comité de pilotage avec la DGEFP le 10 mai dernier. Ceux- ci sont jugés peu concluant pour déterminer de nouvelles modalités de financement du secteur. C'est pourquoi les réseaux de l'IAE estiment que des travaux complémentaires, réalisés en partenariat avec tous les acteurs concernés (Etat, réseaux de l'IAE, financeurs locaux, SIAE), doivent être engagés pour permettre d'élaborer les modèles économiques "cibles" et de les comparer à l'existant. Ces modèles économique "cibles" auraient un double objectifs : - respect des obligations de moyens permettant de garantir une offre d'insertion adaptée aux besoins des territoires, - obtention par les structures de l'IAE des résultats attendus par les partenaires publics et privés. Ce travail complémentaire suppose de différer la généralisation des nouveaux modes de financement de 12 à 18 mois. C'est pourquoi, les réseaux demandent des mesures transitoires d'appui financier dans le cadre de loi de finances pour 2011, à savoir : - pour les entreprises d'insertion, une aide au poste de 12 500 €, - pour les associations intermédiaires, un financement plancher à 30 000 €, - pour les entreprises de travail temporaire d'insertion, l'indexation sur le SMIC de l'aide au poste, - pour les ateliers et chantiers d'insertion, la sécurisation des 3300 conventions intégrant les contrats aidés et la mise en place de l'aide à l'accompagnement de 15 000 € pour 12 ETP et la sécurisation du taux de prise en charge (87% du SMIC chargé).
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