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Bilan ANRU et clauses d'insertion PDF Imprimer Envoyer
Publié le 21/02/2011
Chargée de la mise en œuvre du Programme national de rénovation urbaine institué par la loi du 1er août 2003, l'Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) a présenté son bilan dans une conférence de presse en janvier dernier. Il fait notamment état des résultats de son enquête 2010 « insertion » avec une nette montée en puissance des clauses d'insertion et ce, malgré la crise.

 

Au 30 juin 2010, ce sont 8,13 millions d’heures d’insertion qui ont été réalisées dans le cadre de clauses d’insertion sur 292 projets de rénovation urbaine, bénéficiant à 22 460 personnes.

Parmi les bénéficiaires, 40 % sont des jeunes, sans expérience et/ou sans qualification, et 56 % sont demandeurs d’emploi et/ou bénéficiaires de minimum sociaux ou d’allocations liées à la recherche d’emploi. Ils sont 62 % à être en poste ou en formation six mois après leur premier contrat, 56 % douze mois après.

 

D’autre part, la montée en charge des heures d’insertion se confirme :

  • le nombre d’heures réalisées et recensées double quasiment tous les ans depuis la première enquête en 2007.
  • pour 81 % des projets, les personnes ayant répondu à l’enquête déclarent que la rénovation urbaine a eu un effet de levier positif sur le recours aux clauses d’insertion, avec un développement vers d’autres marchés et d’autres acteurs sur 85 % des sites qui les utilisaient déjà (47 %) et pour 76 % des sites qui ne les utilisaient pas.

La répartition des clauses utilisées reste quant à elle assez stable, puisque l’article 14 (critère d’exécution) est toujours privilégié (97% des projets). Elle est dans 59% des cas, l’unique clause utilisée, et dans 22% des cas utilisée en combinaison avec un article 53 (critère de sélection). L’article 30 est quant à lui utilisé dans 31% des projets.

 

Pour l'année 2011, les trois principaux axes de travail retenus par l'ANRU sont :

  • la réalisation d'une étude sur la mise en œuvre des chartes d'insertion dans les projets de rénovation urbaine dont la première étude test est réalisée sur La Rochelle ;
  • le lancement d'une expérimentation avec le Secrétariat général du Comité interministériel des Villes (SG-CIV) et le Comité national des entreprises d'insertion (CNEI) pour proposer des parcours d'insertion aux personnes les plus éloignées de l'emploi ;
  • la poursuite du partenariat avec l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (Acsé) pour développer 20 chantiers d'insertion supplémentaires.

 

Source : dossier de presse sur le site de l’ANRU