| Pénibilité et égalité hommes femmes : les obligations des entreprises au 1er janvier 2012 |
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| Publié le 17/10/2011 | |||
La loi du 9 novembre 2010 et les deux décrets du 7 juillet 2011 imposent aux entreprises d'au moins 50 salariés de négocier un accord ou mettre en œuvre un plan d'action sur l'égalité professionnelle et sur la prévention de la pénibilité. A défaut, elles pourraient être passibles d'une pénalité.
1/ Pénibilité Avant même d'engager les négociations, l'entreprise doit effectuer un diagnostic des situations de pénibilité et savoir précisément la proportion de salariés affectés par les risques "susceptibles de laisser des traces identifiables et irréversibles" sur leur santé ; ceci afin de pouvoir déterminer dans l'accord ou le plan d'action les mesures de prévention appropriées. Elles pourraient le cas échéant être passibles d'une pénalité de 1 %. L'entreprise n'est assujettie à l'obligation de négocier un accord ou un plan d'action que si 50 % de ses salariés sont exposés à ces facteurs de risques professionnels. Tant l'accord que le plan d'action doivent fixer des objectifs chiffrés, assortis d'indicateurs pour mesurer la progression, prévoir des mesures de prévention et assurer leur mise en œuvre effective.
L'accord ou le plan d'action doivent traiter l'un des deux thèmes suivants :
Et aborder au moins deux des quatre thèmes suivants :
Au total, l'accord ou le plan d'action doivent aborder au minimum trois items.
2/ égalité professionnelle Le décret précise le contenu du plan d'action en faveur de l'égalité professionnelle que les entreprises de 50 salariés et plus devront arrêter ainsi que les éléments de ce plan à faire figurer dans la synthèse que l'entreprise devra rendre publique. La synthèse du plan d'action défini dans ce rapport comprend au minimum des indicateurs portant sur la situation respective des femmes et des hommes par rapport au salaire médian ou au salaire moyen, à la durée moyenne entre deux promotions et à l'exercice de fonctions d'encadrement ou décisionnelles. Par ailleurs, le décret prévoit la procédure de mise en demeure des entreprises non couvertes par un accord ou un plan d'action en faveur de l'égalité professionnelle. A défaut de régularisation dans les 6 mois, le DIRECCTE peut décider d'appliquer une pénalité financière dont le taux prendra en compte les motifs de défaillance.
Sources :
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